Organisons nous pour construire la contre offensive !
La rentrée scolaire 2009-2010 se fait dans un contexte de crise dont les conséquences sociales se
font de plus en plus sentir pour les jeunes et les salariés (licenciements, suppressions de postes, attaques contre l’Education…).
Une année marquée par de fortes mobilisations…
Depuis l’élection de Sarkozy, la jeunesse a
été une cible privilégiée des attaques du gouvernement. En effet, avec la réforme du lycée et la Loi d’autonomie des
universités, c’est la même logique qui s’applique : marchandisation de l’éducation, mise en concurrence des établissements, précarisation du personnel, privatisation du service public. C’est donc
la mise en place, tant au niveau des lycées qu’à celui des universités, d’un système à deux vitesses : d’un côté des établissements d’élite et de l’autre des établissements poubelles laissant la
majorité des jeunes sur la touche.
Face à ces
attaques, la jeunesse lycéenne et étudiante a su s’organiser pour résister et tenter d’inverser le rapport de forces. La mobilisation lycéenne en décembre dernier face à la réforme Darcos
a conduit à un report de la réforme. Mais son digne successeur, Luc Chatel, a déjà annoncé qu’il ne serait pas « le ministre du statut-quo », et qu’il
« continuerait sur les traces de son prédécesseur ». La couleur est annoncée : changement de ministre, pas de politique.
Pourtant c’est bien contre la politique du gouvernement que les lycéens se sont battus l’an
dernier. Nos raisons de lutter demeurent intactes : la casse du Bac national, des BEP et du Bac Pro, la mise en place de l’autonomie financière des lycées, les suppressions de postes, et
pour couronner le tout, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de faire passer les jeunes pour des délinquants, en annonçant qu’il allait mettre des flics et des portillons de sécurité dans
les lycées.
Ces réformes, en dehors du fait qu’elles permettent au gouvernement de faire des économies sur le dos de l’éducation, ont pour
objectif d’individualiser nos parcours et de déqualifier nos diplômes. Ainsi avec l’autonomie financière, on pourra passer des bacs mc’do, quicks ou autres, comme c’est le cas en Angleterre, qui
ne seront reconnus que dans une entreprise, et qui ne nous permettront ni d’accéder à la fac, ni de changer de boite.
Le but de ces réformes est donc bel et bien de préparer un avenir pourri aux jeunes, afin que nous
soyons des travailleurs précaires toute notre vie, à la merci du grand patronat.
Face aux attaques, construisons la riposte
La réforme de Chatel n’a pas encore était
publiée. Néanmoins, au vu des différents rapports qui ont servi de base à celle-ci, et des annonces de Chatel, on ne peut s’attendre à rien de bon. Dès que la réforme sera sortie, nous devrons
commencer à nous organiser, afin de ne pas laisser passer les projets réactionnaires du gouvernement. Pour être plus forts, il faut aussi chercher à se lier aux autres secteurs en luttes, comme
les étudiants, et les travailleurs. En effet, c’est tous ensemble qu’on est visé, c’est tous ensemble qu’on va
gagner !
S’organiser pour préparer la contre offensive
Aujourd’hui, il est indispensable que le plus grand nombre de lycéens s’organisent collectivement pour
défendre une Education de qualité pour tous et résister aux attaques du gouvernement contre nos diplômes et le lycée. De plus, c’est en nous organisant collectivement que nous sommes plus forts
pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux. Se syndiquer à Sud Lycéen 35, c’est faire un pas vers cela et participer à la construction du rapport de force contre le gouvernement. C’est aussi faire parti du plus gros syndicat lycéen d’Ille et Vilaine, un syndicat de lutte,
qui ne trahit pas les mouvements.
Être lycéen, c’est avoir des droits, être à Sud Lycéen, c’est les défendre !
SUD lycéen 35